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"Exemples de Dossiers"
Dossier "Terremoto" session 2004
I- PRESENTATION DES DOCUMENTS
Dossier = 2textes, 1 auteur latino américain XXe, 1 éditorial du journal le plus vendu en Espagne 1 tableau peintre Colombien XXI è ¹ supports contemporains à relier par un même thème : les tremblements de terre
Ø Isabel Allende, romancière chilienne, née en 1942, extrait d’un recueil son premier roman La casa de los espíritu (1982) – nièce du président chilien Salvador Allende mort lors du coup d’état militaire de 1973. Le livre Paula, écrit lors de l’agonie de sa fille entre 1991 et 1992, raconte l’histoire de la famille Allende depuis le XIXe siècle, et en particulier les circonstances qui ont permis à l’auteur d’écrire son premier roman, véritable Best Seller mondial.
Ø El País, premier journal espagnol par son nombre de lecteurs, né dans l’immédiat post franquisme, idéologie globalement de « gauche », de « izquierdas ».
Cuadro comparativo
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Título del periódico |
Ventas diarias aproximativas |
Número estimado de lectores |
|
Marca |
403 000 |
2 000 000 |
|
El País |
436.302 |
1 447 000 |
|
El Mundo |
302 000 |
996 000 |
|
ABC |
292 000 |
923 000 |
Cifras
estimativas correspondientes a los estudios de EGM y OJD del año 2000
www.aimc.es -
www.ojd.es
La aparente contradicción entre las ventas de Marca (inferiores a las del País)
y su número de lectores se explica porque es un diario que "circula" más de un
lector a otro : un ejemplar de Marca pasa entre las manos de unos cinco lectores,
contra un poco más de tres para un diario de información general como el País o
ABC.
Ø Fernando Botero, peintre colombien né à Medellín en 1932. Dans les années 50, il fait le tour des musées européens avec un groupe d’amis et en revient avec une admiration sans bornes pour les grands maîtres de la peinture. Son style, tout en rondeur et en couleurs douces, est reconnaissable entre mille. Très cotisé sur le marché de l’art, de très nombreux tableaux sont des hommages à des oeuvres ou à des peintres célèbres. Botero affirme ne s’intéresser qu’aux formes, aux couleurs et aux volumes et que toutes ses toiles ne sont que des « natures mortes ». Il se défend d’être un peintre social ou engagé.
- La casa de los espíritus
Livre = mi chemin entre histoire familiale, histoire du Chili, création littéraire, fiction s’inspirant largement de la réalité, histoires de femmes, mais aussi d’hommes.
· Tremblement de terre décrit dans le texte = sans doute une création entre deux catastrophes majeures
24 de enero de 1939 Chillán, Chile 30.000 muertos
22 de enero de 1944 San Juan, Argentina 10.000 muertos (références à la Guerra –civile puis mondiale ?)
· Description littéraire du phénomène, verbes d’action, passé simple, personnification de la terre.
· Comportements humains : peur panique, deuil, pillages
· Thème parallèle : corruption, classe dirigeante incompétente, détournement de l’aide humanitaire.
- Editorial El País
· Texte non signé, reflète l’opinion de la rédaction, en général le directeur en est l’auteur.
· Grand tremblement de terre de 1985 à Mexico, forte commotion nationale, énorme solidarité internationale.
· Rappel d’une dette de l’Espagne envers le Mexique : l’accueil des réfugiés républicains de 1939.
· Réflexion sur la fragilité humaine, sur le côté vulnérable de toute civilisation, sur la solidarité, sur l’humilité nécessaire face à la puissance de la nature, également mise en garde contre les effets de la surinformation moderne : il n’y a pas plus de phénomène tragique de ce type aujourd’hui qu’avant, l’impression vient de la multiplication et de la rapidité des sources d’information.
- tableau de Botero
· jouet, jeu de construction, bonbon, glaçage d’un gâteau
· douceur des formes, des couleurs, contraste absolu avec le thème.
· Horreur mise en forme de façon esthétique, destin de l’unique personnage, au centre de la composition, ne laisse aucun doute : broyé par les murs et les matériaux de sa maison.
· Jeu des couleurs entre la nuit étoilée, symbole de paix et de tranquillité, et l’impression de jeu de construction, de château de cartes qui s’effondre .
· Instantané : mouvement clairement suggéré comme « suspendu en plein vol ».
· La ville que l’on devine chaotique avant le séisme le devient tout à fait, architecture de nombreuses villes hispano américaines, en forme de labyrinthe, présentes dans de nombreux tableaux de Botero.
· Une dédramatisation ou au contraire une mise en évidence très crue de l’horreur ?
II- AXE Thématique.
Les trois documents concernent le phénomène des tremblements de terres en Amérique, vus sous trois angles différents : la création littéraire, la création plastique, la vision journalistique.
Ce thème prend la forme
· de la reconstitution d’un tremblement de terre et de ses conséquences humaines et sociales chez Allende ;
· de la réflexion d’une rédaction de journal à partir d’une catastrophe naturelle dans l’Editorial d’El País ;
· de la transfiguration du drame en une scène plastiquement esthétique chez Botero.
Destinés – à mon avis- plutôt à une classe de seconde, ces documents permettront d’aborder le thème de la ville sous un angle nouveau : sa fragilité matérielle, humaine et sociale en cas de catastrophe naturelle.
III- OBJECTIFS LINGUISTIQUES.
1. Objectifs lexicaux (lexique des documents et apporté par l’enseignant au cours des séances en rapport direct avec le ou les axes retenus !! )
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substantifs la catástrofe, el cataclismo –el horror – la fuerza – sismo, sacudida, temblor, terremoto / maremoto – debilidad, fatalidad- el estrépito – los destrozos, los daños, los damnificados, los heridos, las víctimas.- el choque |
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Adjectifs vulnerable – emocional – natural – antisísmico – trágico,as – pour traduire la peur : despavorido, aterrorizado,a,s – frágil, robusto, resistente - |
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verbes : en UIR : atribuir – destruir, construir, reconstruir – culpar et sa construction – desafiar – sufrir dans ses deux acceptations – domar los elementos – derrumbarse, desmoronarse, caerse– les verbes irréguliers du passé simple (cayó – sintió – tuvo – se deshicieron - ) – les verbes synonymes de solidarité : solidarizarse, ayudar, financiar, |
2. Objectifs syntaxiques (de quoi les élèves auront-ils besoin pour parler sur ces documents ?):
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Point 1 : l’obligation personnelle et impersonnelle, pour traduire ce qui doit être fait en cas de tremblement de terre, ce que les pays non touchés ont l’obligation de faire. Ex. : Es obligatorio que hagamos – Se debe ayudar .. |
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Point 2 : les comparatifs et les superlatifs pour décrire la violence des évènements Ex. : Es más impresionante que … Es un acontecimiento violentísimo |
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Point 3 : les emplois du subjonctifs imparfaits pour traduire la condition ou après COMO SI, afin de rendre compte du tremblement de terre et pouvoir imaginer ce qui pourrait être fait. Ex. : si tuvieran casas antisísmicas, podrían…- Es como si la tierra se partiera … |
IV- DEMARCHE POSSIBLE.
Ordre proposé:
1- L’extrait de Isabel Allende, La casa de los Espíritus. La description du tremblement de terre et de ses conséquences permettra aux élèves de bien comprendre de quoi il s’agit. Deux heures de cours, une première de compréhension, une seconde de commentaire du style et des situations décrites.
2- L’éditorial d’El País s’enchaînera de façon logique : après le drame, la réaction, l’analyse, la réflexion. Une première heure de compréhension sera suivi par un débat en groupe sur le thème de la solidarité avec les victimes. (Pourquoi et comment aider ? Aider au risque d’enrichir les corrompus ?)
3- Le tableau de Botero sera ensuite décrit et analysé pendant une heure à la lueur des deux premiers documents, en réinvestissant le lexique et les formulations précédents. Le style si particulier de Botero sera commenté du point de vue de son adéquation avec le sujet.
Aide à la compréhension des documents :
Isabel Allende à la projection de quelques images des dégâts provoqués par les séismes américains mettra les élèves dans le contexte (de préférence de Mexico en 1985, pour pouvoir faire le lien avec le 2e texte). Une carte des trois Amériques indiquant les zones sismiques permettra également de comprendre les liens entre zone de montagnes (Rocheuses, Cordillères, volcans centre-américains ) et activités telluriques. La nationalité de l’auteur éclairera les élèves sur le vécu de la personne qui écrit.
La lecture par les élèves eux-mêmes me semble préférable à l’écoute d’un enregistrement, car le texte littéraire est avant tout destiné à être lu. Le verbe sacudía sera donné en note, afin de guider immédiatement la lecture. Avant de « lancer » la classe sur le texte : lui poser quelques questions très simples afin que les élèves sachent ce qu’ils doivent comprendre en particulier : ¿Se trata de un terromoto particularmente violento ? ¿ Cómo reacciona la gente durante el sismo ? ¿Qué situación provoca el terremoto cuando terminó ? ¿De qué hablan las últimas líneas del texto ? Les réponses obtenues lors du bilan de compréhension permettront de construire un résumé complet de l’ensemble du texte. Le travail pour l’heure suivante consistera à préparer ce résumé à l’oral à partir des questions précédentes et du lexique noté au tableau. Obligation sera faite de parler au passé simple à partir de notes non rédigées.
La seconde heure s’attachera au style de Isabel Allende : personnification de la terre et du tremblement, verbes d’action au prétérit pour traduire la brièveté et la violence (rappeler qu’un tremblement de terre ne dure en fait que quelques secondes !) afin d’arriver à une conclusion sur la vision qu’ont les victimes du séisme : un ennemi ravageur et mortel, aveugle dans ses gestes et injuste (les pauvres sont doublement victimes, pendant –maisons moins résistantes (adobes) – et après -confiscation de l’aide internationale par la corruption) un phénomène qui rend les hommes fous, brutaux et égoïstes (pillages, mutilation, exécution sommaires, crainte de Dieu). Une question d’expression personnelle à préparer pour le cours suivant permettra de faire la synthèse de cette seconde heure de cours : ¿Te parece adaptado el estilo de Isabel Allende para describir un terremoto ? Cette préparation écrite d’une dizaine de lignes pourra être ramassée.
l'éditorial à 1ère heure - préciser brièvement le contexte historique, en donnant quelques chiffres (victimes, montant des dégâts). Ce document me semble se prêter à une compréhension auditive, en raison de son caractère argumentatif, de préférence à partir d’un enregistrement fait par le lecteur de l’établissement afin de pouvoir varier les accents et les intonations. Après avoir fait expliquer ce qu’est un éditorial et réaffirmer le contexte (septembre 1985), la compréhension partie par partie devrait se dérouler de façon logique pour les élèves s’ils disposent de quelques mots de vocabulaire donnés à l’avance : doma -desafío -premura -las campanas que doblan-asideros.
Le côté à la fois passionnel (Mexique = hermano) et réfléchi du texte conduira les élèves à s’interroger sur les réactions en Europe face aux catastrophes naturelles qui affectent les pays en développement. Le travail pour la seconde heure sera amorcé à la fin de la première où le professeur essaiera de faire réagir sa classe à certaines phrases comme
F
« De lo que se trata ahora es, en primer lugar, de socorrer a las víctima s »F
« hay que aprender de la experiencia »F
« La civilización actual es, efectivamente, vulnerable, pero es la única posible »F
« la debilidad de la condición humana.” »Le travail pour l’heure suivante consistera à préparer un point de vue personnel sur ces affirmations, à la première personne, fin d’en débattre en classe. Cette préparation devra être non rédigée.
Le seconde heure sera donc un travail par groupe pendant lequel les élèves confronteront leur point de vue, en employant le lexique du tremblement de terre, celui de la solidarité, ainsi que les constructions de l’obligation et de la condition, le tout en parlant le plus possible à la 1ère personne. Chaque groupe nommera un rapporteur qui présentera les résultats de la confrontation. L’essentiel des arguments pertinents sera noté au tableau pour une prise de notes sur les cahiers et une mémorisation pour le cours suivant.
L'étude du tableau : composition + formes + couleurs + titre => il ne s'agit pas d'une copie du réel mais d’une création artistique. Le style de Botero (Colombie, pays de volcans et de tremblement de terre ) qui souvent déroute les élèves est en général cependant assez connu. La description de l’œuvre ne posera pas de problème, tout le lexique nécessaire ayant été employé précédemment. En revanche, le commentaire du style de Botero demandera l’introduction de hinchazón, volúmenes, redondo, circular, colores pálidos /vivos, etc …C’est au moment de formuler l’impression transmise par la composition que les élèves vont sans doute exprimer leur surprise :
· formes, volumes, couleurs inappropriés ? (≠ texte Isabel Allende).
· Un seul personnage visible dans cette ville ?
· Mouvement suspendu ?
· Absence de réelle violence, drame adouci par Botero ?
La comparaison avec les documents précédents (más … menos… tan como) permettra de les guider vers un jugement plus nuancé : et si cette vision originale d’un drame affreux permettait de mieux sensibiliser le public ?
Lors de cette séquence, les élèves auront donc lu, écrit, écouté, parlé « de » et parlé « à », c'est-à-dire que les 5 compétences du cadre commun des langues du conseil de l’Europe auront été mises à contribution.
V- EVALUATION FINALE
Dans l'optique de la préparation à la question d'expression personnelle au Baccalauréat, on pourrait demander aux élèves de répondre par écrit aux questions suivantes :
L’ensemble des points de langue, du lexique et des notions rencontrés et employés en cours seraient ainsi réutilisés, de façon beaucoup plus autonome et personnelle pour ce qui est de la 2e question.